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une semaine au pays Basque

Pour cette petite semaine de repos en Septembre, nous jetons notre dévolu sur le pays Basque, autre région Française où nous n’avons pas mis les pieds depuis des lustres.

chistera

 

Une semaine sera bien trop courte pour visiter correctement ces 7 provinces (dont 3 Espagnoles) mais l'essentiel sera le dépaysement.

Via Abritel , nous réservons une maison à Hasparren (prononcez Hasparrin),mais faute de temps, je n’ai rien préparé à l’avance, excepté l’achat de ce bon vieux routard.

Après 800 kms nous voilà sur place, il fait grand beau temps, et la maison à l’écart du village et de la route tient toutes ses promesses.

Spacieuse, fonctionnelle et parfaitement équipée, le séjour s’annonce prometteur. Les propriétaires charmants nous accueillent en personne, et nous offrent même 3 petits cadeaux gastronomiques de bienvenue.(MAISON IGUSKIAN vous pouvez réserver les yeux fermés, c'est impeccableyes)

C'est une agréable surprise car c'est la première fois que l'on loue chez l'habitant. Trois courses au supermarché du coin, et on profite déjà du calme environnent sur la superbe terrasse avec vue imprenable, où je vais aussi pouvoir exercer mes talents de cuisto sur la plancha éléctrique forge adour. Ca tombe bien, puisque depuis quelques temps j’ai l’intention d’en acheter une et la diversité des modèles et marques françaises évidemment (forge adour, roller grill et krampouz entre autres) ne m’aidait pas dans mon choix.yes

 

1ER JOUR : il fait beau (on aura au moins 28° tous les jours avec grand ciel bleu, une chance incroyable après 2 mois d’été pourri).

Direction Saint Jean de Luz et son marché couvert dominical, il y a foule, et à moins de connaître les lieux, le parking payant est quasi obligatoire.

DSC04893

 

Les magasins du quartier piéton ouvrent peu à peu, ici no stress, le calme et la sérénité provincial annoncent la couleur, et des couleurs il y en a. Le rouge domine évidemment, et les bâtisses à colombages bien entretenus commencent à faire chauffer la carte mémoire de l'APN.st jean de luz

Il y a foule à l'église st jean baptiste car aujourd’hui la messe se fait avec les chœurs basques et les retardataires resteront dehors.

DSC04902

 

On poursuit vers notre première intrusion en Espagne via Ciboure et Hendaye. A Irun, célèbre passage frontalier, le vieux et désormais inutile poste de douanes françaises déserté est resté intact marquant ainsi symboliquement un passé pas si lointain.

Évidemment il y a foule et impossible de trouver une place, pas grave, on verra pour les achats plus tard...

On longe la vallée de la Bidassoa, sans vraiment pouvoir côtoyer les rives et ce n'est pas trop intéressant, on bifurque vers Elizondo et la vallée du baztian afin de remonter vers la France via le col d'Izpeguy. Là on découvre notre première venta (auberge épicerie) où j'achète quand même pour la cause, 3 paquets de tabac à rouler à peine moins chers qu'en France.

On traverse saint Etienne de baigorry désertique, puis Osses avant d'arriver à Espelette, où une pause s'impose. Ce petit village réputé est très joli, et comme la récolte de piment vient de finir, et bien, les cordes supportant le précieux fruit rouge sèchent au soleil des façades confirmant ainsi l'image répandue que l'on peut avoir de ces lieux.

espelette

 

 

Seulement voilà, depuis que ce piment d'Espelette à obtenu son AOP, on peut dire que les producteurs ne l'attachent pas avec des saucisses, attention de ne pas tuer la poule aux œufs d'or !!!!no

Adieu les pots de 60 grammes ou plus, ici c'est 50 et plus souvent 40 grs entre 4,8 et 6 euros !!! soit (ce que les gens finiront bien par constater) pas loin de 120 ou 130 euros LE KILO... Chez Ezpela c'est 5 euros les 50 grammes (100 euros le kg) et chez Noblia en vrac par 250 grs c'est 94 euros.

Moi, je me contente d'une corde à 9 euros et je tenterai moi même d'en faire de la poudre, y a pas de raison de ne pas y arriver, enfin j'espère.

Par combo,on rejoint notre villa de villégiature, et je me délecte déjà, après une bonne première journée, de retrouver sa terrasse relaxante et sa plancha pour parfaire ma formation d'apprenti.smiley

 

LUNDI :

 

Poursuite de notre découverte improvisée par Ustaritz et Larressore, où par hasard on passe devant la maison Ainciart Bergara, artisan fabriquant du makhila basque depuis au moins 1789.

Cet objet traditionnellement offert aux jeunes hommes devenant adultes, ou à toute grande occasion,est à la fois un bâton de marche mais aussi une arme, une pointe acérée se cachant sous le pommeau.

Les établis centenaires de ce tout petit atelier reflètent bien ce savoir faire ancestral et familial.

Mon sympathique interlocuteur m'explique que les branches de néflier (unique bois utilisé pour les vrais makhilas) sont incisées directement sur l'arbre, la cicatrisation formant ainsi le dessin définitif du bâton après 15 ANNEES de séchage. Les viroles de métaux plus ou moins nobles sont façonnées et gravées entièrement à la main. Les plus grands de ce monde se sont vu offrir des exemplaires uniques sortis d'ici. Les prix sont en conséquence du travail exigé par la qualité, et n'ayant pas d'attache avec cette région, je me vois mal acheter un objet aussi symbolique et onéreux (entre 300 et 900 euros). frown

A proximité, chez Bipia, autre producteur de la précieuse épice orangée, il n'y a évidemment plus de sachet de 250 grs à 90 euros le kilo, et on ne se précipite pas pour réapprovisionner le rayon, car il vaut mieux le vendre en pot de 40 grs à 130 euros le kilo !!!!! .

souvenirs

 

Ainhoa est aussi un très joli village incontournable, on déjeune à la carte chez Itnurria côté bistrot, c'est bon, copieux et bien présenté, c'est plein, ceci explique cela.

Ainhoa

 

On digère jusqu'à la frontière à Dancnaria où 3,4 magasins proposent leurs produits surtaxés côté français.venta

On pousse jusqu'à Urdax , porte de la Navarre Espagnole à l'architecture basque bien différente.

Après Sare et Ascain (tous petits) traversée de st Pée sur nivelle, son lac avec sa plage de sable aménagée pour la baignade, mais les nageurs courageux sont rares.

Les traditions semblent fortement ancrées et se perpétuer de générations en générations, chaque village arbore fièrement son fronton et ses façades impeccables.

 

MARDI :

 

Saint Palais, rendez vous Aoûtien de la force basque (aiz kolari (bûcheron) soka tira (tir à la corde) lasto atlxari (lever de paille) entre autres) sur les rives de la Bidouze est une petite ville un peu moins typée, je dirais (NDLR : cela n'engage que moi, vous n'êtes pas obligés d'adhérer).

Le trinquet, à ossature métallique signée Eiffel ne se visite pas, dommage.

Mauléon, au pied du château de Malus Leo (le mauvais lion) c'est la capitale de la Soule mais aussi de l'espadrille, celle figurant au guiness des records pour sa taille est exposée à l'office du tourisme. Cette chaussure était la préférée des mineurs du Nord, on en portait plus dans les corons qu'au pays basque.

Mauléon

 

Mauléon abrite aussi la marque Pataugas, devenue nom commun pour qualifier ses chaussures de toile qui équipaient l'armée Française, ou équipent toujours d'ailleurs.

Belle maman insiste pour que l'on pousse jusqu'à Barcus, où elle séjournait dans le passé. C'est l'occasion pour moi de voir « le trinquet » semi ouvert, avec mur à gauche ou à droite, ce sera le seul, car tous les autres (entièrement couverts) comme déjà dit, ne se visitent pas sauf parfois sur RDV !!

Le monument aux morts de la grande guerre, rappelle s'il le fallait, que les Basques aussi payèrent un lourd tribu à cette boucherie (85 noms rien que pour ce petit village!).

Les tarifs de Chilo, resto gastronomique local, nous rebutent, du coup on déjeune à l' hôtel piellenia de Tardets Sorholus sur la place centrale à arcades. Formule à 13,8 avec une copieuse salade euskadi et une part de bon gâteau basque à la crème (meilleure des différentes variantes selon moi).

Ce village connut son heure de gloire au début du 20° siècle avec le cuir et la laine, c'est aussi la capitale du rebot, jeu de pelote le plus ancien, paraît il, magnifique et passionnant.

Pour rejoindre St jean pied de port, on emprunte les sinueuses et étroites D117 et D417 jusqu'à Mendive. En route et sur la route on croise plusieurs troupeaux de vaches, brebis et pottoks (chevaux « sauvages »basques) en plus de la vue panoramique c'est bien agréable pour les petits parisiens que nous sommes.

pottoks

 

 

Saint Jean Pied de port, et sa ville médiévale aux rues pavées , bordée de remparts roses au pied de la citadelle, n'est pas seulement une étape incontournable réservée aux pèlerins sur la route de saint jacques de Compostelle, et pourtant ils sont nombreux. (repérables à la coquille accrochée à leur barda)St jean pied de porc

Au retour arrêt « shopping » à Osses chez Arnabar, spécialiste du foie gras et autres conserves locales, on se prend aussi des tournedos de magrets qui cuiront sur vous savez quoi, les tarifs sont plutôt du genre élevés vous vous en doutiez.

A Helette, nouvel arrêt, cette fois chez Agour, fromagerie plus abordable.

A l'intermarché d'Hasparren, je trouve du piment à 3,59 les 50 grs produit par Bizi à Mendionde pas loin, mais seulement voilà il n'est pas estampillé AOP Espelette sur le flacon, ça doit sûrement changer le goût. En cherchant sur la grande toile, une fois rentrés au bercail, je n'ai pas réellement trouvé d'explication, j'ai seulement vu qu'il était en vente à 8,03 le pot!)

Par contre, chez inter, je trouve aussi un flacon de sauce locale « SAKARI » à 2,55 euros, exactement la même que celle revendue à 4,60 minimum chez « les producteurs » que je vais finir par appeler autrement....devilSt Jean pied de porc

 

MERCREDI :

 

Au programme la côte Basque du Nord au Sud en commençant quand même par Bayonne avant de rejoindre le littoral. Au confluent de l'Adour et de la Nive, on se concentre sur la quartier piéton du « grand Bayonne » où le stationnement est difficile là aussi.

Passage par la belle cathédrale Sainte Marie, à côté du château vieux, qui après avoir hébergé des locataires prestigieux comme du Guesclin, François 1° ou Louis croix, bâton V (XIV!!)Bayonne

abrite désormais le mess des officiers du 1° RPIMA. !

A Anglet, patrie des surfeurs, pas de vague aujourd'hui sur les 4,5 kms de plage, donc peu d'adepte de la glisse, par contre dans les 230 ha de la « pignada » au cœur de la ville et de ses quartiers résidentiels, les sportifs s'en donnent à cœur joie.

A Biarritz, capitale du surf (ne pas confondre...) avec ses centaines de maisons néobasques classées, il y a foule et l'on se contente de longer la côte de cette cité historique toujours visiblement aussi huppée. Le parcours vaut le coup d’œil depuis LA CHAMBRE D'AMOUR (grotte où deux amoureux cachés furent emportés par la marée NDLR : ils auraient du se rappeler que ça rend aveugle ! ) jusqu'au rocher de la vierge.rocher de la vierge

Bidart, tout petit, la place principale regroupe église, cimetière, mairie et fronton, la circulation est difficile.

 

 

Guéthary est encore plus petite, mais oui c'est possible, (c'est la plus petite commune de la côte) il faut même une circulation alternée pour atteindre le bord de mer, où l'on mange chez Alcyons, le plat du jour, assiette du pêcheur sans prétention mais copieuse et fraîche à 13,50, faute de réelle concurrence c'est plein.

Repassage par Hendaye, où cette fois on ne loupe pas le port, puis pause largage d'euros à Irun. Chaque commerçant à ses prix, et je vous conseille de faire le tour avant de vous décider, selon la contenance, j'ai vu des écarts allant jusqu'à 2 euros par litre !!.

J'évoque les contenances, car en effet, l'euphorie des belles années question économies perdure, les bouteilles de whisky, ricard ou autres vont jusqu'à 4,5 litres....

Certains perpétuent aussi la vente directement en bidon depuis le tonneau (je me souviens étant gosse avoir vu des campeurs assoiffés, comme Pierre Brasseur dans l'excellent film, venir chercher le ricard en jerrican de 20 litres !!).Fo dire qu'à l'époque le passage en douanes rajoutait du piment (d'Espelette of course) et l'envie de frauder, sport préféré des Français, augmentait la fièvre acheteuse.

Après avoir rempli la bagnole à ras bord, (non je rigole) on défie la volante !!! avant de se prendre une bonne cuite à pas cher (non je rigole encore...)

Pour ma part j'ai pas oublié mon petit bocal bon marché de banderillas (brochettes olive,cornichons oignon poivron) ils se vendent aussi par 3 kgs.

 

JEUDI :

 

Direction La Rhune, le petit train à crémaillères, mais avec un départ tardif à 9h30 et quelques 40 kms à parcourir, et bien à l'arrivée il y a une foule de randonneurs qui attendent déjà de pied ferme le prochain départ (toutes les 35 mns), du coup on renonce.

Nouvelle traversée rapide d'Ascain, avant de rallier le col d'Ibardin à la frontière avec ses multiples magasins, parmi les moins chers d'après ce que j'ai lu (mais après!!) là aussi on trouve de tout et pas seulement du tabac puisqu'une boutique vend même la panoplie complète pour production à domicile de cannabis (avec tente-cabine fermée tapissée côté intérieur d'alu pour favoriser encore mieux la croissance!) et tout ça en vente libre, ha c'est beau l'Europe et l'harmonisation.

Sans parler des débitants de tabacs français frontaliers qui ferment les uns après les autres...

Heureusement, pendant ce temps là , nos eurodéputés (6200 euros nets par mois, plus 4000 euros de frais PAR MOIS et 304 euros par JOUR s'ils sont présents !!!!!!!!.........) se penchent sur la future puissance maximum des aspirateurs...(bientôt limitée à 900watts!!!!) on comprend la réelle raison qui les motive aux élections.

Vu le temps passé à essayer de trouver du linge basque , il est déjà l'heure de satisfaire les estomacs et on se pause à une terrasse (dsl j'ai pas retenu le nom, dernière gargotte en haut à droite avant le parking, d'ailleurs c'est pas bien grave car elle est pas prête de figurer dans un guide!!!) tables tréteaux communes, gobelets en plastique, eau en bouteille obligatoire et assiette de surgelés à 8 euros, on en a que pour son argent.

 

Ceci dit, après Ibardin j'avais l'intention de descendre la N121 Espagnole et bifurquer à Olague, mais mon acheteuse compulsive m'impose de pousser jusqu'à Pamplune pour faire les boutiques, les mêmes que chez nous mais il paraît que c'est moins cher...

Heureusement le centre ville est plutôt désertique, et les 2 heures de rallonge sur le parcours ne me coûteront que du temps (mais le temps c'est de l'argent!).

Pamplune

 

On suit la N135 en longeant le lac artificiel avec barrage d'Eugi avant le col d'Esnazu, frontière aussi mais cette fois, étrangement, aucun commerce. Saint Etienne de Baigorry, toujours bizarrement désertée malgré sa renommée, puis la vallée des Aldudes, fief du cochon basque kintoa (derrière et tête noirs). Arrêt à la boutique de Pierre Oteiza, l'un des sauveurs de cette race porcine, où là aussi on ne les attache pas avec des saucissons (pur porc!)

porc Kintoa

 

le piment AOP à 6,20 le pot bat tous les records, j'ai même pas vérifié si c'était 40 ou 50 grs, tellement l'escroquerie commence à me gaver tel un canard.

Le retour laborieux vers NOTRE somptueuse villa (temporairement hélas) se fait au rythme et derrière les tracteurs surchargés de fourrage, engin de chantier ou bus scolaire.

 

VENDREDI :

 

C'est déjà le dernier jour ;

La bastide Clairence mérite le détour, avec sa place des arceaux et ses colombages là aussi bien entretenus. C'est l'effervescence, car ce week end c'est la fête des potiers.

la bastide Clairence

 

L'église notre dame de l'assomption de 1315, se caractérise par son cimetière préau très ancien

le trinquet ici aussi est fermé à double tour.

Bidache au confluent des gaves de Pau, d'Oloron et de l'Adour est réputé pour ses carrières de calcaire à silex très utilisé dans les constructions.

Le château en ruine des riches Gramont (représentants du roi de France à Bayonne) domine la vallée.

Passage dans les Landes à Peyrehorade, et déjeuner dans le Béarn à Salies de Béarn, où la rivière Saleys est bordée de maisons à encorbellement.

Salies de Béarn

 

Le commerce juteux du gros sel fait prospérer la ville depuis le moyen âge,(il sert encore pour le jambon de Bayonne) mais il laisse progressivement la place au thermalisme (l'eau est 7 fois plus salée que l'eau de mer et proche des taux de la mer morte). Repas correct au restaurant la terrasse avec menu du jour.

Retour par Sauveterre pas trop tard, car il faut déjà penser à libérer notre location bien propre et rangée, pour reprendre la route tôt demain matin.

 

Comme annoncé, une semaine est bien trop courte pour apprécier et découvrir pleinement cette belle région pleine de traditions et fière de son histoire, parfois peut être même un peu trop : les panneaux indicateurs exprimés en 3 langues sont trop souvent rayés sur la version Française, ne laissant apparaître que la version basque imprononçable pour les visiteurs, dommage...

Malgré cela, sous un beau soleil, notre séjour a été des plus agréables et on ne peut que conseiller la visite de ces différentes provinces à ceux qui auraient commis l'erreur de ne pas encore y être aller.

Merci de m'avoir éventuellement lu jusqu'à la fin et rendez vous à bientôt pour de nouvelles escapades.


 

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